Bonjour Auks, merci de nous accorder cette petite interview à distance. Pour commencer, peux-tu rapidement te présenter pour celles et ceux qui ne te connaîtrait pas encore ?

Bonjour et merci à vous pour l’invitation. Je m’appelle Auks, originaire de Nantes, je suis producteur et chanteur/rappeur.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique et comment as-tu commencé ?

J’ai commencé tout petit quand ma mère m’a inscrit dans un conservatoire municipal. La musique électronique est arrivée il y a de cela 6 ans. Au début je m’amusais à bidouiller des sons abominables, petit à petit j’ai appris à traduire l’émotion en musique et ça ne m’a plus quitté.

Si tu devais nous citer quelques artistes qui t’ont inspiré ou t’inspires toujours, lesquels ce serait ?

Flume, Sevdaliza et Mac Miller.

Ton premier EP « YOGI » est sorti l’année dernière. 4 titres pour 4 ans de conception. Tu peux nous dire quelques mots sur ce premier projet ?

Parmi tous les morceaux que je faisais, chaque année j’en mettais un qui à mon sens synthétisait au mieux mes expériences et mes réflexions les plus marquantes. Je me suis énormément cherché durant cette période, j’ai osé faire entendre ma voix, en anglais d’abord, puis en français. Ça donne un projet un peu décousu mais j’adore, et ça montre la diversité de styles que j’affectionne.

Avant cet EP on a pu te retrouver sur l’album « Dieu Sauve Kiwi Bunny » de Nelick. La track s’appelle Bankable que tu as co-produits avec Hawkfell. Comment s’est fait cette rencontre et ce projet ?

J’ai connecté avec Hawkfell via un groupe facebook de producteurs. On a fait le son en ping-pong : je lui envoyé les lignes harmoniques et mélodiques, il a posé les drums et la basse etc. Son manager avait le contact de Nelick, il lui a envoyé, Nelick a aimé et c’était parti ! 

Ça doit être une fierté pour toi de faire des prods pour des rappeurs comme Nelick quand on sait que tu t’es fait par toi-même, en autodidacte depuis le début.

Ça fait super plaisir, d’autant plus que ça s’est produit à une époque où je doutais beaucoup. Ça m’a redonné confiance fort.

Est-ce que produire d’autres artistes pour toi c’est l’objectif ou bien plutôt un extra ?

L’objectif principal c’est vraiment mon projet solo en tant qu’auteur-compositeur-interprète. Je veux développer et incarner ma vision autant que possible.

Malgré tout j’adore être en studio avec l’artiste, capter son feeling et lui tailler une instru sur-mesure. C’est super formateur et ça crée de beaux moments. Dernièrement j’ai bossé sur la direction artistique d’un rappeur de Nantes qui s’appelle Oro. Le projet sortira bientôt.  

Tu sors quelques tracks ces dernières semaines pour le plaisir de nos oreilles. Ça veut annoncer un projet ou c’est juste par pur sympathie de ta part ?

Content qu’elles t’aient plu ! En fait ce sont des tracks que j’avais besoin de partager mais qui ne s’intègrent pas spécialement à ce qui va suivre. Et puisque tu me lances sur le sujet, j’ai quelque chose qui va arriver, une histoire d’alter-égo disons… Je ne peux pas trop en dire pour l’instant donc restez connectés.

Peux-tu nous parler de ton dernier titre, Carnets ?

Dans Carnets, je raconte une dystopie dans laquelle notre société a laissé place à un monde qui s’embrase. Il représente bien mon style d’écriture assez abstraite.

On sait actuellement que tu es à Bucarest maintenant depuis quelques mois, t’as pu te produire un peu là-bas ? Rencontrer des artistes du coin ?

En effet j’y suis depuis le mois de février. C’était prévu mais malheureusement les salles de concert ont fermé. J’ai eu l’occasion de rencontrer quelques musiciens, on va s’attraper en studio dès que le confinement sera levé.

Pour finir, qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour cette fin d’année 2020 ?      

La santé et c’est déjà pas mal.